Massacre écologique au Bernet

2/25/2026

Massacre écologique au Bernet : Un bétonnage inacceptable au cœur d’un corridor vert exceptionnel

Conçu pendant les Trente Glorieuses comme un modèle d'urbanisme moderne alliant cadre de vie, grandes parcelles et respect de la nature, le Domaine du Bernet à Pibrac, le premier “quartier” de Pibrac, est aujourd'hui le théâtre d'un véritable acte de « hooliganisme environnemental ». Un important projet immobilier, situé au 10 et 12 allée des Cèdres, menace de détruire l'équilibre fragile de notre commune en s'implantant en plein cœur de la coulée verte et bleue du Courbet.

Le massacre programmé de notre patrimoine naturel

Bien que revu à la baisse, ce projet de lotissement, comprenant une trentaine de logements prévoit l'abattage dramatique de 150* arbres.

*extrait de l'article de La Dépêche. : L’enjeu des arbres : une source de discorde

Cependant, l’abattage des arbres sur le site du futur lotissement demeure un point de friction majeur. Colm Mannin, leader du collectif d’opposition, a exprimé ses inquiétudes : "La mairie annonce qu’elle ne va couper que 46 arbres pour aménager le terrain, mais elle omet de préciser que 105 autres arbres seront abattus pour construire les 17 maisons individuelles prévues. Nous n’avons rien contre ces logements, mais il ne faut pas qu’ils se bâtissent au prix de 150 arbres !"

Camille Pouponneau a répondu à ces préoccupations en apportant des clarifications : "Sur ces 160 arbres recensés (et non rasés !), 46 seront abattus pour l’aménagement des infrastructures du lotissement, dont 19 sont déjà en mauvais état, et seront remplacés par 51 arbres de plus de 5 mètres sur les parties communes. Pour les futurs terrains à bâtir, il faudra repasser, terrain par terrain, par un permis de construire à délivrer, et chaque arbre remarquable sera protégé dans le permis… Seuls 21 seront probablement coupés car empêchant toute construction, et seront remplacés sur les parcelles concernées".

Pire encore, les travaux et le passage des engins de chantier menacent directement le système racinaire de plusieurs autres arbres remarquables de l'allée des Cèdres, dont un cèdre de l'Atlas bicentenaire répertorié comme l'un des arbres exceptionnels de la Haute-Garonne et un pin parasol.

Au-delà de la destruction végétale, c'est tout un écosystème qui est condamné. Nous rappelons que les arbres permettent de lutter contre les îlots de chaleur urbain (ICU). Leur remplacement par des bâtiments va nécessairement faire augmenter la température du quartier.

Le site abrite des zones humides essentielles au cycle de l'eau et de nombreuses espèces protégées.

Le promoteur, la SAS Les Parcs Aménageurs, a tenté de minimiser cet impact en fournissant à la DREAL des rapports de diagnostic superficiels, peu convaincants et surtout orientés pour justifier la destruction du site au profit d'une opération commerciale. On peut sans doute d’ailleurs se demander à qui profite vraiment cet aménagement ?

L'engagement résolu de la liste UNIS POUR PIBRAC

Face à ce projet validé par la municipalité actuelle (sous les mandatures de Mmes Pouponneau et Cortijo), qui illustre une fois de plus une politique de densification excessive et anarchique dénaturant notre cadre de vie, l'équipe UNIS POUR PIBRAC affirme son opposition totale

Considérant ce projet comme un non-sens sur le plan de l'urbanisme, de la sécurité et de l'environnement, la liste s'engage à faire de la sauvegarde du Bernet une priorité immédiate de son mandat.

Voici comment la liste UNIS POUR PIBRAC s'opposera concrètement à ce projet si elle est élue (voir courrier adressé au Président de l’Association du Bernet).

  • Un audit juridique immédiat : Dès l'élection, une réouverture du dossier sera exigée avec un audit juridique complet des conditions dans lesquelles le permis de construire a été délivré.

  • L'arrêt du chantier par tous les moyens légaux : L'équipe explorera tous les leviers possibles (techniques, administratifs, conformité au PLUi-H, enjeux environnementaux et réseaux) pour annuler ou interrompre ce projet, et engagera une renégociation avec le promoteur.

  • Un soutien actif aux riverains : Contrairement à la municipalité actuelle, la mairie deviendra un allié et un interlocuteur attentif pour soutenir le recours des habitants et des associations (comme le Groupement National de Surveillance des Arbres (GNSA)) auprès du tribunal administratif.

  • La protection pérenne du quartier : À plus long terme, UNIS POUR PIBRAC s'engage à réviser les règles d'urbanisme de la commune afin de « sanctuariser le caractère arboré et paysager de Pibrac » et empêcher définitivement que de tels projets destructeurs ne se reproduisent.

Le Bernet ne doit pas devenir le laboratoire d'une urbanisation destructrice.

La préservation de l'authenticité et du patrimoine écologique inestimable de Pibrac est un engagement non négociable pour les générations présentes et futures

Complément : s’agissant des arbres du Bernet qui seraient abattus

Contexte

La SAS LES PARCS AMENAGEURS projette la création d’un lotissement sur une unité foncière de située au 10-12 allée des cèdres (parcelles cadastrales BD 9, 10, 173, 181, 183, 13 et 14), dans la commune de PIBRAC.

Dans ce cadre, cette société a fait réaliser deux études environnementales préalables :

  • rapport d’expertise Diagnostic végétation établi par If Consultants en juin 2021 et visant à établir le diagnostic sanitaire et paysager des arbres du projet de lotissement,

  • rapport de Pré Diagnostic Ecologique réalisé par le cabinet BIOTOPE en juin 2021 et visant à déterminer les risques et opportunités liés à la biodiversité quant à la faisabilité du projet.

  • L’analyse des dossiers fournis par la société SAS LES PARCS AMENAGEURS montre un certain nombre de carences dans l’évaluation environnementale qui ont été relevées par une expertise contradictoire d’ADRET Environnement.

Selon ce rapport et s’agissant des arbres, les sources ne fournissent pas un nombre total précis d'arbres dont l'abattage est officiellement programmé, mais elles apportent des précisions sur l'inventaire global et les critiques concernant les arbres menacés :

  • Inventaire total : Un diagnostic initial a recensé 160 arbres sur l'unité foncière concernée (non contesté).

  • Évaluation de l'intérêt des arbres : Le rapport d'expertise critiqué par les sources a conclu que 91 % de ces arbres (soit 145-146 sujets) ne présentent qu'un intérêt « plus ou moins limité » (notes de 1 à 3 sur une échelle de 5), ce qui suggère qu'ils ne sont pas considérés comme prioritaires pour la conservation dans le cadre du projet.

  • Arbres « minorés » : Les auteurs des sources estiment que plus de 30 % des arbres inventoriés ont fait l'objet de notations arbitraires ou erronées visant à diminuer leur valeur patrimoniale, ce qui pourrait faciliter leur abattage pour le bénéfice du projet immobilier.

  • Compensation prévue : Le projet prévoit de replanter un arbre pour chaque arbre coupé. Cependant, les sources soulignent que cette mesure est insuffisante pour compenser la perte de sujets anciens, notant par exemple que 18 arbres du parc (hors zone sensible) ont un diamètre d'au moins 50 cm et ne pourraient pas être remplacés par des plantations équivalentes.

  • Critique de la protection : Bien que l'aménageur affirme vouloir maintenir les arbres mâtures offrant des gîtes aux espèces protégées, les sources dénoncent le fait que les critères de biodiversité n'ont pas été intégrés dans le diagnostic sanitaire, laissant craindre que de nombreux arbres à fort enjeu écologique ne soient pas protégés.

En résumé, si le chiffre exact des abattages n'est pas cité, les sources suggèrent qu'une grande partie des 160 arbres est menacée en raison d'une évaluation technique jugée partiale et superficielle. IL ne s’agit pas seulement d’un abattage de 46 arbres mais d'une atteinte à plus de 150 arbres, menacés par ce projet, arbres pour certains très anciens et qui ne sauraient être remplacés par des plantations de jeunes pousses.